Haïti: le président du conseil électoral démissionne

translation services

Au premier tour de la présidentielle le 25... (PHOTO ANDRES MARTINEZ CASARES, ARCHIVES REUTERS)

Au premier tour de la présidentielle le 25 octobre, le candidat du pouvoir, Jovenel Moïse, était arrivé en tête avec 32,76 % des voix.

PHOTO ANDRES MARTINEZ CASARES, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
PORT-AU-PRINCE

Pierre-Louis Opont, président du conseil électoral provisoire (CEP), en charge de l’organisation des scrutins en Haïti, a remis sa démission dans une lettre adressée jeudi au président Michel Martelly, une semaine après l’annulation des élections présidentielle et législatives partielles.

«Des événements tragiques indépendants de ma volonté ayant entravé le processus électoral ne m’ont pas permis d’accompagner ma mission jusqu’à sa fin, qui était de réaliser des élections devant mener à la rentrée parlementaire le 11 janvier 2016 et l’installation le 7 février 2016 d’un président élu», a écrit Pierre-Louis Opont.

Cette démission, qui avait été précédée du départ de quatre des neuf membres du conseil électoral, rend de facto l’administration non fonctionnelle.

Vendredi dernier, moins de 48 heures avant l’ouverture des bureaux de vote, M. Opont avait annoncé le report sine die du second tour de la présidentielle et des législatives partielles, «pour des raisons de sécurité», après des heurts dans une douzaine de bureaux de vote.

Ce report a évité au CEP de poursuivre un processus électoral décrié par l’opposition et les organisations de la société civile.

Au premier tour de la présidentielle le 25 octobre, le candidat du pouvoir, Jovenel Moïse, avait recueilli 32,76 % des voix, contre 25,29 % pour Jude Célestin, qui a qualifié ces scores de «farce ridicule». Lors des deux derniers mois, l’opposition a multiplié les manifestations pour contester ces résultats.

Après un premier report des scrutins en raison des contestations de l’opposition, cette nouvelle annulation plonge Haïti dans l’incertitude avec le risque d’un vide du pouvoir au soir du 7 février.

Trente ans après la fin de la dictature des Duvalier, Haïti peine toujours à organiser des scrutins non contestés et qui suscitent l’engouement de la population.

Share Button

More from my site


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *