Martelly rencontre l’OPL, Renmen Ayiti et 22 autres formations politiques

translation services

Radio Metropole – Après avoir rencontré les dirigeants de l’opposition radicale mercredi, Michel Martelly s’assoit ce jeudi, à l’hôtel Kinam, à Petion-Ville, avec les dirigeants de l’OPL, Me Jean Henry Céant de Renmen Ayiti et 22 autres partis politiques.

Ces séries de discussions entre le chef de l’Etat et l’opposition visent à trouver un consens politique en vue de la formation d’un nouveau gouvernement, d’un nouveau CEP et la nomination d’un autre président à la tête de la CSPJ, selon les recommandations du rapport de la commission présidentielle.

A l’issue de cette rencontre, le chef de l’OPL, Sauveur P. Etienne, a fait savoir à la presse que « L’OPL n’a pas la majorité au parlement, donc le choix du premier ministre ne nous intéresse pas ». Le nom du coordonnateur de l’OPL, Sauveur P. Etienne, est figuré sur une liste de douze personnalités sur lesquelles le chef de l’Etat jette son dévolu pour devenir Premier ministre.

« Nous au niveau de l’OPL, nous avons expliqué au président que notre préoccupation, c’est des conditions favorables pour l’organisation d’élections libres, honnêtes et transparentes dans le pays », a dit Sauveur P. Etienne, qui insiste pour le prolongement du mandat des parlementaires afin d’éviter un vide institutionnel le lundi 12 janvier 2015.

Me Jean­Henry Céant, pour sa part, aindiqué que le président a mis à la disposition des acteurs politiques une structure pour faire le suivi des négociations. En ce sens, des membresdes partis politiques de l’opposition tels (INITE, Fusion, Kontrapèpla, Aysisyen pou Ayiti), qui ont rencontré le chef de l’Etat la veille, ont discuté jeudi toujours à l’hôtel Kinam à Pétion­Ville, avec des conseillers du chef de l’Etat.

Le député Saurel Jacinthe, qui représente le parti INITE à ces discussions, a souligné qu’il n’y a encore aucun accord avec le président Martelly. M. Jacinthe, qui se voulait réservé, a simplement précisé que les discussions se poursuivent.

Parallèlement deux autres plateformes politiques : PititDessalin et MOPOD ont boudé l’invitation du chef de l’Etat.

Dans une lettre responsive, MOPOD a fait savoir au secrétaire général de la présidence qu’il « a toujours rejeté et rejette encore la consultation comme moyen de résolution de la crise profonde qui divise le pays. Il est donc désolé de ne pas pouvoir répondre à l’invitation du président de la République de participer à une rencontre représentant le prolongement logique des consultationsréalisées. »

Pour sa part, le regroupement politique Pitit Desalin « s’étonne de savoir que le président de la République dispose d’un plan de sortie de crise comme premier belligérant de cette conjoncture caractérisée par la mauvaise gouvernance et les nombreuses violations de droits de la personne, orchestrées par son propre régime » lit-on dans une correspondance responsive adressée au secrétaire général de la présidence, Yves Germain Joseph.

La Plateforme qui revendique la paternité de « la mobilisation anti-Martelly et qui incarne les revendications des masses populaires constate avec stupéfaction que l’un de ses dirigeants, Volcy Assad, destinataire de la correspondanceprésidentielle, fait l’objet de poursuites judiciaires depuis plusieurs mois. La plateforme se demande « comment un président qui prône l’établissement de l’Etat de droit dans une République peut­il décider de s’asseoir avec un fugitif ? »

Cliquez sur la fleche pour jouer la video

Share Button

A lire aussi/More from the site


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *