Les Afrolatinas aussi retournent à leur cheveu naturel

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 Par Brenda Medina, Sun Sentinel
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La problématique des cheveux date de bien longtemps chez les Hispaniques. Mais plus important encore, c’est une question de fierté culturelle et de différences.

Même dans des pays comme la République dominicaine où selon certaines estimations 90% de la population est afrodescendante, les cheveux raides sont considérés comme un symbole de beauté. Dans la nation caribéenne,  certains lieux de travail ont la réputation d’exiger que leurs travailleuses défrisent leurs cheveux pour cadrer avec le code vestimentaire.

La discussion a désormais atteint la Floride du Sud, en grande partie grâce à une femme dominicaine de 25 ans, dont le blog est avidement lu par une nouvelle génération de Latinas. Mais Caroline Contreras n’e s’était jamais imaginé qu’elle deviendrait une militante du cheveu.

 »Dans notre culture, on apprécie peu les cheveux bouclés« , indique Contreras, dont la mère a commencé à défriser les boucles noires de la blogueuse quand elle avait 8 ans.  »L’idée de la beauté ce sont des cheveux longs, raides et même blonds. »

Contreras, une diplômée en relations internationales et langues modernes qui rencontrera ce samedi certaines de ses disciples en Floride du Sud emprunte de nouveaux sentiers. Même si elle n’est pas la première personne à parler des défis auxquels les femmes noires font face compte tenu de leurs cheveux crépus, elle est l’une des rares blogueuses à le faire en Espagnol.

Après être retournée en République Dominicaine en provenance de Boston il y a deux ans, Contreras a lancé Missrizos.com, un blog relatant son propre parcours, du monde des produits chimiques, des défrisants et des fers à défriser les cheveux à celui des coupes afro avec ses cheveux naturels. Certaines des histoires qu’elle partage reflètent comment les cultures latino découragent les femmes Hispaniques à la peau foncée d’accepter leurs racines africaines. Son blog a gagné des lectrices en dehors de la République Dominicaine, y compris de la Floride du Sud, où des amatrices comme Claudia Rodriguez, une immigrante dominicaine de West Palm Beach, est devenue une fervente lectrice de « missrizos » (Mlle Boucles).

Rodriguez qui est âgée de 39 ans, a arrêté les coûteuses visites hebdomadaires au salon de coiffure il y a quatre mois quand elle a commencé à s’entrainer dans un gymnase pour des raisons de santé.

« Je l’ai vu comme un sacrifice pour ma santé« , dit-elle. ‘‘Le premier jour que j’ai lu [missrizos.com] et regardé les photos qu’elle avait posté sur Facebook, j’ai eu une révélation, » dit Rodriguez. « Au moment où j’ai éteint l’ordinateur, j’avais déjà changé de point de vue. j’ai dit :’ Je suis belle et mes boucles sont là pour rester ». Rodriguez envisage d’assister au ‘Hair Meet-Up’ dans un restaurant cubain de Miami.

Une autre fan de missrizos, Rachell Santos, de Pembroke Pines, affirme qu’elle s’est libérée du salon de beauté et du fer à défriser après avoir quitté la République Dominicaine. Elle est désormais en désaccord avec sa propre famille qui pense que les cheveux doivent être raides pour être beaux.

 »Chaque fois que je visite la République Dominicaine, la première chose que ma mère veut faire, c’est de prendre rendez-vous pour moi au salon de beauté », affirme  Santos.  »Je lutte encore contre ce type de pression sociale. »

Contreras, qui a grandi à Boston, a combattu ces mêmes pressions après avoir déménagé à la République Dominicaine il y a deux ans pour travailler dans une organisation à but non lucratif de sensibilisation au VIH. Mais elle voit une acceptation croissante de son style de cheveux naturels.

« De plus en plus de femmes choisissent ce mode de vie », dit Contreras, qui a également inspiré sa soeur et sa mère à arrêter l’usage de produits chimiques pour défriser leurs cheveux .

« L’augmentation est sans précédent », déclare la blogueuse.  »On commence tout un processus d’acceptation de soi, par lequel l’apparence extérieure devient moins important que ce qui est à l’intérieur. »

 Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

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