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La préparation aux risques sismiques, une priorité pour les pays des Caraïbes

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Plus de 100 scientifiques et experts se sont réunis du 8 au 10 août à Santo Domingo afin de participer à un séminaire sur les risques sismiques qui menacent la région Caribéenne.

Cette initiative émane du Département d’Aide Humanitaire et Protection Civile de la Commission Européenne (ECHO) et 14 de ses partenaires dont Plan international, l’Assemblée de coopération pour la paix (ACPP), Caritas, la Croix-Rouge Dominicaine, Oxfam, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’UNICEF, le Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes et l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

D’autres institutions internationales ont également pris part à ce séminaire. Notamment l’Agence de gestion des urgences et catastrophes des Caraïbes (CDEMA), spécialistes des systèmes nationaux de prévention et de réponse des pays des Caraïbes, des institutions universitaires et de recherche, les organisations partenaires du Plan d’action de préparation aux catastrophe (DIPECHO) pour les Caraïbes 2011-2012, les ONGs, les agences des Nations Unies, les donateurs et autres acteurs œuvrant dans le domaine.

L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser et de promouvoir la réduction des risques sismiques et la préparation aux catastrophes dans les Caraïbes par l’échange d’expériences, de connaissances et d’analyse sur les défis à relever. « La préparation aux risques sismiques doit être une priorité pour les pays des Caraïbe, une région située sur les limites des plaques d’Amérique du Nord et Caraïbe et qui présente une grande séismicité en raison de sa situation géographique ». C’est un des principaux messages de cette rencontre baptisée : « Expériences et Défis de la Réduction du Risque Sismique dans les Caraïbes ». Tous les pays de la région Caraïbe, à l’exception des Bahamas et la Guyane, proches des limites des deux importantes plaques tectoniques d’Amérique du Nord et des Caraïbes étaient représentés.

« Les iles des Caraïbes se trouvent dans une zone de grand séismicité et un tremblement de terre de magnitude 8.0 sur l’échelle de Richter, pourrait arriver à n’importe quel moment, selon les modèles passés observés », a déclaré le sismologue Joan Latchman du Centre de Suivi Séismique de Trinidad et Tobago. «La réduction du risque sismique est devenu un véritable défi pour la région des Caraïbes en raison de facteurs tels que la forte densité de population, le développement urbain sans prise en compte du risque sismique, ont souligné dans une déclaration commune les 14 organismes initiateurs de la réunion. « Une bonne planification urbaine et le développement de plans de gestion territoriale tenant compte de la réduction du risque sismique, restent un défi majeur dans la région », a ajouté l’organisation.

Au cours de ce séminaire les initiateurs ont procédé à l’utilisation du simulateur de séisme CAOS, du Réseau sismique de Porto Rico, qui a permis de recréer la sensation d’un tremblement de terre pour les participants. Des expériences locales telles que la cartographie de la vulnérabilité sociale et structurelle dans les communautés de San Pedro de Macorís et Barahona ou le micro zonage de Santiago de los Caballeros, ont été partagés avec les participants. Un spécialiste venant d’Haïti a également fait part des enseignements tirés de la réponse au séisme et comment ils ont intégré le risque sismique dans la réponse. Il y a eu aussi des expériences de Cuba, de la Martinique, du Pérou et d’Équateur. Ces partages d’expériences ont permis une meilleure compréhension du risque sismique et l’identification de recommandations sur les mesures à adopter à court et moyen terme dans les Caraïbes.

À noter que le tremblement de terre du 12 Janvier 2010 en Haïti, a causé 222.570 décès, plus de 3 millions de personnes affectées et 8 milliards de dollars de pertes économiques. Cela a fait comprendre la nécessité de mieux comprendre la nature et le degré de danger de tremblements de terre et des tsunamis dans la région des Caraïbes, selon la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’agence des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO ). «Les Tsunamis, étroitement associés à des tremblements de terre, ont déjà eu lieu dans la région, et la question n’est pas de savoir s’ils se répéteront mais quand », a ajouté la COI-UNESCO.

Pierre Ricardo Placide
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